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Pour aider votre système immunitaire, il est important de bien se nourrir, d'oxygéner nos cellules, d'éloigner le stress et l'angoisse, de pratiquer une activité sportive journalière et de boire chaud !

Consommer toute la journée une boisson chaude permet d'augmenter votre température corporelle et les virus n'apprécient pas du tout quand la température de votre corps augmente !

 

Pourquoi ne pas découvrir le Golden Milk ou Lait d'Or, une boisson chaude issue de la médecine traditionnelle ayurvédique.  Anti-inflammatoire, anti-oxydantes, anti-septique, elle régule le métabolisme, détoxifie le foie, renforce le système immunitaire, régule l'hypertension, lutte contre la dépression... C'est une boisson employée pour se soigner mais elle est aussi délicieuse, d'une saveur douce et subtile, facile à préparer et possède une jolie couleur dorée que l'on doit au puissant colorant qu'est le curcuma. 

De plus, dans sa version traditionnelle, l'ajout d'huile de coco a des vertus anti-fongique, aide à l'équilibre hormonal, lutte contre le diabète et le cholestérol.

 

Ses principaux ingrédients, le curcuma et le poivre noir.

Le curcuma associé au poivre noir afin d'assimiler correctement la curcumine est indispensable, il améliore les fonctions biliaires, soulage les intestins irritables, anti-viral, protège le foie et purifie le sang avec son effet "détox". La circulation sanguine sera activée et stimulée. Attention , la consommation de poivre est déconseillée aux femmes enceintes.

La recette traditionnelle s'élabore avec du lait. La consommation de laitage (surtout de vache) est à limiter ou encore mieux à supprimer en ce moment. Le lait étant un inflammatoire au niveau digestif, le système immunitaire ne sera pas au mieux de sa forme... Choisissez un lait végétal (coco, avoine, amande...), trouvez celui qui ravira vos papilles.

 

Pour augmenter son champs d'action sur le corps, je vous recommande de consommer la version Golden Milk Chaï, mélange d'épices Chaï (cannelle de Ceylan, étoile de Badiane, gingembre en poudre, cardamome et clou de girofle). Vous pouvez la préparer vous-même, ou la gamme Yogi Tea propose un mélange prêt à la dégustation.

Dans cette version, la cannelle de Ceylan à l'atout de contrôler l'appétit, stimule la digestion et la respiration, possède une forte activité anti-bactérienne et anti-fongique. C'est un anti-infectieux majeur buccal, intestinal, urinaire et bronchique. Aide à évacuer les mucosités (nez, bronches), anti-maux ORL (nez bouché, bouche enflammée, gorge douloureuse).

La cardamome et le clou de girofle vous apporteront aussi leur effet anti-bactérien, anti-fongique et renforceront vos défenses immunitaires.

Le gingembre aidera à votre stimulation anti-fatigue physique, mentale et psychologique, c'est un stimulant par excellence. Il est aussi fortement anti-viral (anti-rhume, anti-grippe) et anti-bactérien (anti-bronchite). Il stimule l'évacuation des sécrétions des bronches, facilite la respiration en cas de toux et d'asthme.

Le miel en plus de sa douceur, mélangé à votre boisson chaude contribuera à vous débarrasser des microbes grâce à ses propriétés anti-septiques. Mais il aide aussi l'organisme à se réhydrater et à refaire son stock de minéraux. C'est un cicatrisant en interne comme en externe. Il renforcera votre immunité, vous donnera de l’énergie.

 

Recette de Golden Milk:

  • Un grand verre de lait de coco (ou autre lait végétal)
  • Une demi cuillère à soupe d'huile coco
  • Une demi cuillère à café de curcuma en poudre
  • Un tour de moulin à poivre noir (ou une belle demi pincée de poivre noir moulu)
  • Du miel

Recette du Golden Milk Chaï, à la recette de base, ajoutez:

  • Un bâton de cannelle de Ceylan
  • Deux étoiles de Badiane
  • Une demi cuillère à café de gingembre en poudre
  • Une demi cuillère à soupe d'épice cardamome
  • Une demi cuillère à café de clou de girofle

Versez un filet de lait de coco (ou autre lait végétal) dans une casserole et délayez la poudre de curcuma. Une fois le mélange relativement homogène, versez le reste du lait. Mélangez bien sans faire de grumeaux. Faites chauffer à feu léger. Quand le lait devient bien chaud et commence à fumer, ajoutez l'huile de coco. Arrêtez la cuisson juste avant l'ébullition. Ajoutez le poivre noir hors du feu et sucez si vous le souhaitez, avec du miel, votre boisson en sera que meilleure pour la santé.

Le guduchi, votre protection hivernale.

Le guduchi est un tel bouclier pour l'organisme qu'il est surnommé "l'immortel" en Inde. Ces feuilles, tiges et racines de cette plante rampante sont toutes utilisées à des fins médicinales. Le guduchi est un véritable réservoir de vertus pour l'organisme humain.

Les praticiens ayurvédiques recommandent notamment ce végétal pour ses principes immuno-stimulants. Le système immunitaire est le gardien invisible de notre santé. Que ce soit pour guérir ou pour nous protéger. Il doit être toujours vaillant et en alerte, le guduchi soutiendra cet allié diffus dans notre corps; Cela signifie que la plante est capable de mobiliser toutes nos défenses naturelles contre un "agresseur" (virus, bactérie) au moindre soupçon d’apparition ou même en prévention.

 

Le neem (margousier) pour purifier l’organisme.

Le mot "neem" signifie en français "pour rester en bonne santé", c'est dire la place qu'occupe cet arbre dans la médecine ayurvédique. Utilisée pour "purifier et détoxifier le sang", la feuille de neem est réputée pour son puissant effet hypoglycémiant. En effet, selon l'Ayurvéda, l'action de cet arbre serait pour contrôler le glucose dans le sang.

Le neem est aussi un puissant anti-parasitaire exceptionnel.

Le neem peut être employé pour vermifuger les enfants et les adultes au moins une fois par an. Ce nettoyage interne st essentiel puisque 80% de la population active, tous âges et classes sociales confondues et porteuse de parasites intestinaux... Et leur présence se fait sentir: fatigue, migraines, crampes, manque de concentration, toux rebelle, yeux cernés et autres manifestations désagréables.

Le neem est tant que grand purifiant du sang et des humeurs, possède une activité anti-fongique des espèces les moins sympathiques, celles qui viennent coloniser l'organisme humain à la suite d'une prise d'antibiotiques, d'un excès de stress ou d'un excès d’aliments sucrés ou acides.

 

 

Ayurveda et nutrition, le pain d'épices aux propriétés anti-infectieuses, le clou de girofle est idéal pour parfumer les plats et protéger l'organisme des virus.

Ingrédients: 5g de cannelle, 2g de clou de girofle, 1g de poivre noir, 1g de cardamome, 100g de crème, 200g de miel, 2g de gingembre en poudre, le zeste d'une orange, 100g de farine, 15g de levure, 50g de poudre de noisette, 80g de poudre d'amande, 1 œuf.

Réduisez toutes vos épices en poudre en les passant dans un moulin (ou remplacez par des mélanges d'épices déjà en poudre). Faites frémir la crème avec le miel, ajoutez toutes les épices et le zeste d'orange puis mixez et laissez cette préparation de côté. Dans un autre saladier, mélangez la farine, la levure, les poudres d’amande et de noisette. Filtrez la crème refroidie et incorporez-la au mélange précédent puis ajoutez l’œuf. Mélangez afin que tout soit bien homogène. Versez cette pâte dans un moule à cake beurré et laissez reposer à température ambiante pendant "à minutes. Enfournez dans un four à 170 degrés que vous aurez préalablement préchauffé. Laissez cuire 40 minutes et démoulez dès la sortie du four.

 

La femme n'a pas qu'une vie organique, elle en a au minimum cinq: enfance, puberté, période de fécondité, péri-ménopause, ménopause ! Et en plus de cette évolution en fonction de l'âge, il y a ces étapes, ces bouleversements pour le corps, comme la grossesse ou la prise de la pilule. Etre une femme, c'est donc accepter de vivre son corps en jonglant entre le rythme des hormones et celui des décisions personnelles. Autant utiliser toutes les ressources de l'Ayurveda pour une vie de bien-être !

 

Vivre ses règles avec l'Ayurveda.

En Ayurveda, le cycle menstruel est une période Vata. Elle correspond à l'écoulement des fluides organiques et ce dosha est justement celui de l'eau, qu'il s'agisse de celle des océans ou de l'organisme humain.

Les cycles menstruels ont lieu tous les 28 jours, ce qui correspond à une lunaison, même si toutes les femmes n'ont pas la même régularité. Cette phase d'écoulement fatigue l'organisme et mérite une attention particulière. A tel point qu'une fois le cycle terminé, l'Ayurveda considère que le corps entame une petite convalescence, comme après une blessure.

Normalement, les cycles menstruels devraient s'écouler sereinement, sans douleur, avec un rythme régulier et un flux qui ne soit ni odorant, ni constitué de caillots. L'Ayurveda dispose de solutions pour atteindre ce niveau de connfort. En effet, pour prendre soin de son organisme pendant les règle, il faut fuir tout ce qui peut augmenter Vata c'est-à-dire les sources de stress et la nourriture trop grasse, trop abondante ou au contraire trop sèche ou pauvre. Les activités physiques sont ralenties pour éviter l'agitation nerveuse et cérébrale. Les femmes en période de cycle menstruel doivent donc prendre soin d'elles, se reposer, éviter les changements thermiques brutaux, privilégier une alimentation légère composée de légumes et ne pas avoir d'activité sexuelle, beaucoup trop stimulante.

Les maux de dos et de ventre, la baisse de tension, les palpitations cardiaques et la perte de confiance en soi que certaines femmes observent en période de règles, peuevnt être liées à une mauvaise digestion. L'hygiène alimentaire est donc essentielle, autant en période de règles que juste avant, pour préparer l'organisme à l'élimination des flux. Le Triphala (complexe ayurvédique qui évite la constipation et aide à la digestion) est déjà un allié sûr quelques jours avant le début du cycle.

 

S'épanouir avant et pendant la grossesse.

Selon l'Ayurveda il ne faut pas attendre que le bébé soit prêt à naître pour s'occuper de la mère. C'est même l'inverse; idéalement il faut préparer l'organisme quelques mois avant de démarrer l'aventure. Pour "construire" un corps sain et fort, et stimuler le tissu reproducteur, la femme doit pratiquer des cures de Shilajit, de Guduchi. Ces complexes vont agir sur les cellules pour soutenir leur renouvellement et renforcer le système immunitaire.

En suite, il faut se concentrer sur le moment de la conception. En Occident, on arrête la pilule, en Ayurveda, on nettoie son organisme d'une manière très agréable; en prenant soin de soi. La future mère doit donc se "purifier" en mettant son corps et son système digestif au repos, au moins le temps d'un weekend-end. Soupes de  légumes, fruits et belles nuits de sommeil seront au menu. Sans oublier la cure évoquée plus haut.

Pendant la grossesse, la femme ne doit pas pratiquer de régime ou de cure détox. Au contraire, elle doit se nourrir d'aliments sains, riches en nutriments et idéalement bio. Psychologiquement, la future mère doit se préparer à recevoir le bébé. Avec de la méditation, du yoga adapté en fonction des mois et beaucoup d'amour, la naissance sera une véritable fête.

 

La ménopause; une nouvelle aventure qui commence.

Période de bouleversements physiques, psychologiques et de grandes étapes dans la vie (les enfants quittent la maison, on commence à penser à la retraite), la ménopause est extrêmement variable d'une femme à l'autre. Elle peut durer quelques semaines ou quelques années. Dans tous les cas, elle bouleversera les trois doshas à tour de rôle. Pitta, directement lié au système hormonal, est le premier à être concerné. Puis la nervosité, l'agitation et les insomnies trahissent une augmentation de Vata. Enfin Kapha se manifeste par une moindre résistance à l'effort, un besoin accru de repos et parfois une prise de poids.

Pour pallier une bonne partie de ces désagréments, massez votre corps quotidiennement avec de l'huile de sésame, dénichez dans l'alimentation ou les compléments alimentaires du calcium pour votre squelette et de la vitamine E pour régénérer la peau. Maintenez enfin une bonne hygiène de vie.

 

Le Shatavari, plante aimée par les femmes.

Il est impossible d'évoquer la santé de la femme selon l'Ayurveda sans parler su Shavatari. En effet, cette plante qui pousse en Inde, est sans doute le meilleur allié tout au long de sa vie. Aphrodisiaque, apaisante, lubrifiante, elle accompagne pleinement chacune et sait s'adapter en fonction des besoins. Le Shavatari est une des plantes les plus importantes pour la santé du système reproducteur féminin. Il soutient, renforce et tonifie l'organisme. Efficace pendant le cycle menstruel, il régule le flux sanguin et apaise efficacement les douleurs, gonflements ou maux de tête.

En Inde, on dit aussi que cette plante intervient quand le corps et l'esprit sont en état de surchauffe, d'épuisement ou de déséquilibre comme c'est parfois le cas au moment de la ménopause. Rafraîchissant, le Shavatari apaise les bouffées de chaleur et régule les humeurs. Son action aphrodisiaque lui vaut le surnom de "celle qui possède cent maris."

Riche en énergie solaire, le millepertuis nous la redonne sous forme d'huile, d'élixir ou de granules homéopathiques.

 

L'extrait: un anti-dépresseur naturel.

Le millepertuis peut soigner la dépression légère à modérée, l'anxiété et les troubles du sommeil. Plusieurs études scientifiques ont démontré sont efficacité au moins équivalente aux anti-dépresseurs de synthèse, les effets secondaires en moins. En Allemagne, elle est même remboursée ! Attention cependant: demandez conseil à votre médecin ou pharmacien, car elle interfère avec de nombreux médicaments, dont elle fait abaisser l'efficacité (telle la pilule contraceptive, anti-dépresseur). Prudence aussi si vous vous exposez au soleil car elle est photosensibilisante.

 

L'élixir floral: contre le blues hivernal.

L'élixir est préparé à partir des fleurs sauvages coupées au début de l'été, placées dans un bocal d'eau et exposées au soleil pendant plusieurs heures. Puis on filtre l'eau qui s'est imprégnée du végétal. L'élixir floral s'utilise à raison de trois gouttes trois fois par jour pour combattre la dépression saisonnière. Ce remède agit au niveau sensible et peut également s'administrer contre les cauchemars ou les nuits agitées (y compris chez l'enfant, choisir alors une version sans alcool). Il chasse les idées noires et donne force et courage.

 

L'huile: anti-brûlure. 

On l'obtient en faisant macérer a fleur fraîche dans un flacon d'huile végétale (olive, jojoba ou noyau d'abricot) exposé deux à trois semaines au soleil. L’huile se colore alors en rouge. Vous la trouverez prête à l'emploi en parapharmacie ou en boutique bio, mais rien ne vous empêche de la préparer vous-mêmes en respectant la proportion de 10% de fleurs pour 90% d'huile. Riche en tanins, elle est astringente et s'emploie en cas de brûlures, de coups de soleil ou favoriser la cicatrisation des plaies. Là encore, pas d'exposition solaire après l'application.

 

En homéopathie: anti-douleur.

Hypericum perforatum est le remède traditionnel des douleurs qui irradient le long d'un nerf: sciatique (en association avec Bryonia) ou douleur dentaire (en association avec Chamomilla).

 

Dans le langage populaire, on l'appelle l'herbe de la Saint-Jean et on lui prête le pouvoir de chasser le diable. En écartant les idées noires, le millepertuis nous permet d'affronter l'hiver l'esprit plus serein.

 

Sources: Les Fleurs de Bach de Pascale Millier aux éditions Eyrolles, Ma bible de l'homéopathie d'Albert-Claude Quemoun aux éditions Leduc.s.

Tradition, la magie des plantes.

mardi, 17 septembre 2019 17:14

Les guérisseurs parlaient de magie, les scientifiques de chimie complexe... Dans tous les cas, non seulement les plantes renferment d'étonnantes actions sur tout ce qui les entoure, mais aussi leur part de mystère.

Qui d'entre nous n'a jamais rêvé d'avoir des pouvoirs magiques ? De pouvoir influer sur notre environnement juste avec une baguette en bois ? C'est en quelques sorte ce pouvoir que détenaient les chamans, les guérisseurs ou les sorciers dans des temps anciens.

Imaginez: alors que personne n'avait vraiment de connaissance médicale, eux savaient quelle plante pouvait soigner, laquelle pouvait tuer ou avoir des pouvoirs hallucinogènes... Cette connaissance de la nature permettait alors de choisir entre la magie blanche, positive, et la magie noire, destinée aux Démons...

Des praticiens avaient choisi leur camp; ils soignaient. Positive et ancrée dans le monde, cette médecine s'est étoffée au fil des siècles en parfaite harmonie avec la nature et la magie des plantes. Dès l'origine, les praticiens ont su que le corps humain et le corps cosmique se renvoyaient leurs reflets. Bien avant la théorie très scientifique de l'Evolution, ils avaient conscience d'appartenir à un tout en perpétuel changement. C'est sur cette intuition désormais prouvée qu'ils ont développée les principales notions.

En effet, l'intelligence qui anime la Terre, l'eau, le feu, l'air et l'espace (les 5 grands éléments) est la même que celle de notre corps et de notre esprit. C'est pourquoi nous partageons tant avec la nature et que celle-ci est à même de nous apporter des solutions.

 

Le lit de la maladie.

En ingérant une plante, nous bénéficions des éléments et des forces qui lui ont déjà profité pour grandir et se gorger de substances actives. L'Homme vit en harmonie avec son environnement, mais parfois nous subissons des revers, comme si nous étions bousculés par une vague de l'océan: traumatisme, tabagisme, pollution, stress, mauvaise alimentation... sont autant de vagues qui nous malmènent.

Au moment de ce déséquilibre, une maladie peut se déclencher, qu'elle soit bégnine comme un rhume ou plus profonde comme une pathologie lourde. Pour continuer avec la métaphore de l'océan, parfois nous sommes bousculés par des vaguelettes auxquelles nous ne prêtons pas attention, mais qui creusent tout de même le terrain d'une maladie. Celle-ci mettra peut-être du temps à se déclarer mais elle prend sa source à ce moment-là.

Des solutions au quotidien existent pour profiter d'une mer d'huile toute sa vie, ou simplement pour limiter les effets délétères des vagues. Notre société commence d'ailleurs à profiter de cette médecine holistique qui prend en compte l'individu autant que son environnement ou sa manière de vivre. 

 

Les pouvoirs des plantes.

Nous l'avons vu, de tout temps, mages et sorciers ont fondé leur puissance sur les mystérieux pouvoirs des herbes. L'utilisation des plantes mêle donc le chamanisme, la religion ou la magie.

Bien avant que les scientifiques dissèquent les végétaux sur leur table de travail, les guérisseurs et les praticiens avaient révélé leurs actions grâce à leur intuition, à des tests et à la transmission plus ou moins confidentielle de maître à disciple.

Ils gardaient à l'esprit que tous les végétaux ne doivent pas être présents comme des solutions idéales: certains sont hallucinogènes et d'autres mortels... Apprendre les différentes fonctions d'une plante est un pouvoir considérable puisque toute sa magie réside dans le fragile équilibre de sa chimie interne et l'usage qui en est fait.

 

La science et la magie.

Les scientifiques trouveront peut-être une explication qui leur semblera logique, mais il y a toujours une part de magie dans l'utilisation des plantes pour se soigner. Aujourd'hui encore.

Comment expliquer sinon que certaines soient plus efficaces cueillies aux premières rosées ou seulement les nuit de pleine lune ? Comment expliquer que les chercheurs ne parviennent pas à identifier d'où vient l’efficacité de certaines plantes et qu'isoler sa substance active ne permet pas de bénéficier de tout son potentiel ?

Ces interrogations entrent dans le champ des connaissances, sans aucune interprétation. On ne cherche pas à savoir pourquoi, mais surtout comment l'utiliser au mieux. Qu'elles soient réputées fées bienfaisantes ou sombres sorcières,les plantes magiques accompagnent les humains depuis la nuit des temps. Traversant l'époque préhistorique jusqu'à nos jours, elles sont toujours parmi nous, chargées d'inconnu et de mystère... Il serait dommage de s'en passer.

Vous avez l'air toujours joyeux, mais c'est pour mieux dissimuler vos sentiments profonds ? Vous êtes nerveux en cas de conflit ? Vous vous sentez épuisé devant les tâches qui vous attendent aujourd'hui ? Vous stressez avant un rendez-vous ? C'est pour toutes ces situations en bien d'autres que le Dr Edward Bach a mis au points les 38 fleurs éponymes.

Voici un tour d'horizon de ces potions magiques.

 

L'originalité des Fleurs de Bach repose sur une logique bien particulière: elles ciblent les émotions qui nous perturbent, qui sont mal maîtrisées et qui nous rongent jusqu'à nous rendre malade physiquement.

 

Le Dr Bach.

C'est le Dr britannique Edward Bach, né le 24 septembre 1886 en Angleterre, qui a inventé et développé ce concept de fleurs dont les vertus thérapeutiques ciblent directement l'état émotionnel. Assez éloigné de la médecine d'alors, il a tout de même validé son diplôme, mais sitôt celui-ci obtenu, il aurait tenu ces propos: "Il me faudra cinq ans pour oublier tout ce que j'ai appris". Une autre approche de la santé naissait en  lui.

Alors qu'il effectue ses première années de médecin dans un hôpital spécialisé en homéopathie, le Dr Bach tire un constat: ce que nous appelons "la maladie" est une manifestation ultime dans notre corps, quand il ne lui reste plus rien d'autre que la fièvre ou l’eczéma pour se faire entendre.

Toujours selon le Dr Bach, la maladie a probablement été précédée par des forces profondes qui ont agi sur le long terme et que nos troubles psychologiques non résolus ont laisser s'installer. La peur, la lassitude, la dissimulation, la résignation diminuent les défenses naturelles. Pourtant en agissant sur les désordres émotionnels, on devrait pouvoir empêcher un grand nombre de pathologies de se développer.

 

La voie des fleurs.

En observant la nature qui l'entourait, le Dr Bach s'est attaché à identifier la signature thérapeutique de chacune d'entres elles et à déterminer ses vertus sur l'Homme.

Ces élixirs qui deviendront les Fleurs de Bach, sont de très fortes dilutions d'infusions de plante dans de l'alcool. Le Dr Bach a élaboré 38 fleurs ainsi que le remède de secours (Rescue), mais pas seulement. Et il fallait du courage pour proposer ces soins alors que le symptômes que visent les Fleurs de Bach ne sont même pas considérés comme tel par la médecine classique: peur, doute, solitude...

 

Les élixirs floraux.

En faisant appel à la sensibilité individuelle, les élixirs floraux ciblent un aspect qui n'intéressait pas la médecine occidentale jusqu'à récemment: les états d'âme.

En effet, pour trouver une prise en charge globale de l'individu, à la fois physique et psychologique, il fallait plutôt se tourner vers des pratiques orientales ou asiatiques. Prendre en considération les émotions est novateur dans les années 1920.

 

Les 7 états d'âme.

En mettant au point ses 38 remèdes, le Dr Bach a répertorié 7 grandes catégories dans lesquelles chacun d'entre nous peut se retrouver: la peur, l'incertitude, l'indifférence, la solitude, la dépendance, le découragement et l'altruisme.

Sachant que dans une même catégorie, il peut exister des émotions très éloignées. Par exemple, dans la dépendance, il peut s'agir d'une profonde jalousie pour une personne ou d'une addiction... Déterminer ses propres défauts pour mieux choisir son élixir. Il vous faudra peut-être un certain temps pour trouver la bonne fleur, mais si au bout d'une dizaine de jours de prise quotidienne, vous ne ressentez aucune amélioration, il faut vous diriger vers un autre fleur.

 

Le composé floral.

Comme les Fleurs de Bach balaient un grand nombre de défauts ou de sentiments contrastés, vous pouvez trouver que certaines d'entre elles agissent un peu mais que vous avez besoin d'améliorations supplémentaires. Il vous est alors possible de les associer: c'est ce que l'on appelle le "composé floral". N'en mélangez pas plus de 7 sachant qu'avec les 38 Fleurs, cela représente déjà des millions de possibilité !

 

Les enfants et les animaux, premiers témoins de l'efficacité.

Alors qu'il n'existe aucune preuve scientifique de l'efficacité des Fleurs de Bach, celles-ci apportent une solutions aux enfants et aux animaux qui ne sauraient mentir. Leur stress, leur peurs ou leur nervosité sont apaisées véritablement.

 

Une méthode de fabrication. 

Comme l'homéopathie que le Dr Bach appréciait et sur laquelle il s'est appuyé pour ses premières années de pratique, les élixirs floraux ont été élaborés selon trois critères indispensables:

  • Choisir les fleurs selon leur langage et leur signature qui correspondent à un état psychologique.
  • Procéder à plusieurs niveaux de dilution.
  • Dynamiser ces préparations en les soumettant aux rayons du soleil.

Aujourd'hui encore les Fleurs de Bach sont préparées selon cette méthode si particulière... et si efficace !

 

Deva N Sens, des soins et massages personnalisés.

Les soins et massages que je vous prodigue harmonisent vos émotions et libèrent vos tensions psycho-émotionnelles.

Nous observerons et ressentirons ensemble, sans jugement les émotions qui vous traversent. Nous pourrons alors déterminer une Fleurs de Bach ou un élixir qui vous serait approprié pour votre quotidien.  

Pour plus d'informations sur mes méthodes de soins, vous pouvez me contactez téléphoniquement au 07 81 23 84 66 ou par mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

La vitalité vient en mangeant.

lundi, 23 juillet 2018 07:15

Si bien choisir ses aliments est important, les digérer correctement est primordial. Cela permet de gagner en dynamisme.

 

La vitalité est au cœur de la naturopathie. Selon elle, nous possédons une force intérieure, notre énergie vitale, qui permet à l'organisme de se guérir. Stockée dans nos glandes (thyroïde et surrénales) et nos cellules nerveuses, elle circule dans le corps et contribue à la maintenir en bonne santé. L'alimentation est la voie royale pour la renforcer.

En naturopathie, si le choix des aliments et leur préparation sont importants, la façon dont  nous les digérons est fondamentale.

 

Voici quatre conseils pour augmenter son dynamisme:

  • Ecoutez votre faim.

Vous passez votre vie à digérer, et cela vous épuise. Ce processus coûte cher en énergie. Comment la ménager ?

En mangeant lorsque vous avez faim. Car c'est seulement quand la faim physiologique se fait sentir (et non l'excitation sensorielle liée à l'odeur d'un plat ou au bruit dans la cuisine) que nous disposons de tous les enzymes nécessaires pour digérer.

Oubliez les "on dit que" le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée ou qu'il faut faire trois repas par jour et manger léger le soir: certains n'ont besoin quotidiennement que de deux repas, d'autres veulent un goûter en plus. Ecoutez-vous !

La digestion est aussi facilitée dès que le végétal (bio et de saison) est au centre de l'assiette: 80% de légumes, de graines, de céréales, de fruits accompagnés de 20% de produits animaux est l'idéal.

 

  • Faites les bonnes associations.

Équilibrer ses repas, en évitant les associations peu digestes ou acidifiantes, permet de mieux les assimiler. Pour retrouver du dynamisme: mangez des protéines, mais une seule par repas, en distinguant les "fortes" (la viande, les œufs, le poisson, le fromage) des "faibles" (les oléagineux, le soja et ses dérivés, les champignons, les algues, les pois frais). 

Associez-leur un seul type de féculent à la fois. Ces "sucres lents" doivent être consommés avec parcimonie pour limiter le fameux coup de pompe d'après-repas. Là, encore, il y a les féculents "forts" (le blé, dont le pain, les pâtes ou la semoule, le riz, le millet, le quinoa, le sarrasin) et d'autres "faibles" (les courges, la patate douce, la pomme de terre, la châtaigne).

La règle étant d'associer protéine forte et féculent faible, et inversement. 

En cas de digestion difficile, dissociez-les en les mangeant à deux repas différents.

 

  •  Évitez les grignoteurs d'énergie.

Surprise: café, thé, chocolat noir et boissons énergisantes sont plutôt énergivores ! Le coup de fouet ressenti correspond à l'énergie déployée par notre organisme pour dégrader une molécule toxique qu'ils ont en commun. A écarter donc, surtout en fin de repas, afin de ne pas entraver la digestion. Attention aussi aux fruits à ce moment-là: en queue de digestion, il fermentent à cause de leur haute teneur en sucres, ce qui entraîne ballonnements et acidités. En dehors des repas, il ne faut qu'une demi-heure pour les assimiler.

Pour le petit-déjeuner, sachez que les céréales achetées toutes prêtes fatiguent l'organisme. Choisissez-en une (avoine, épeautre, millet, sarrasin) en gros flocons, et ajoutez des oléagineux concassées (noisettes, noix, graines de courge), des fruits secs (myrtilles, figues, cranberries) et une boisson végétales. Enfin, souvenez-vous que pour digérer, il faut arrêter de manger !

 

  • Déjouez les carences.

N'oubliez pas les protéines, rien n'impose à devenir végane. Une carence en fer est un vecteur de grande fatigue, avec troubles hormonaux à la clé. Ainsi le fer végétal, dans les lentilles par exemple, sera mieux absorbé avec la vitamine C d'un filet de citron. Et surtout, ne vous imposez pas de règles inutiles, en effet, pourquoi vous privez de lait, de céréales ou de viande si vous les digérez bien ?

La naturopathie est une philosophie de vie que chacun adapte à soi, et non l'inverse.

 

 

Des super aliments à la rescousse:

Le pollen frais pour une cure booster. Riche en protéines, en fer, en magnésium et en vitamines A, B, C, E. Laissez fondre sous la langue une à deux cuillères à soupe par jour, ou mélangez-les dans un jus ou un yaourt, pendant trois semaines.

Le pain essène pour remplacer le pain. Sans farine, ni sel, ni sucres, ni levures, mais avec des graines germées, il a la saveur douce et le moelleux d'un gâteau.

Le beurre clarifié pour profiter du meilleur du gras. Comme le ghee indien, c'est un beurre dont sont retirées le lactose (sucre du lait) et la caséine (protéine du lait), souvent mal tolérés.

 

A lire:

Tout naturellement veggie de Dominique Sol-Rolland et Isabelle Ravanas (Solar)

La naturopathie, c'est la vie ! d'Anne-Calire Meret (First Editions)

Stop à la fatigue avec la naturopathie de Stépane Tétard et Vanessa Lopez (Leduc.s éditions)

Mon coach naturo de Natacha Gunsburger (Eyrolles)

 

 

 

 

 

Savoir repérer le prédiabète.

mardi, 29 mai 2018 07:05

Le diabète est un mal, aujourd'hui connu de tous, qui possède même sa journée mondiale, le 14 novembre. 

Il est le tueur de plus insidieux qui soit. Et pourtant, on ne s’intéresse à lui que lorsque les complications apparaissent. Le reste du temps, il progresse sans symptômes, profitant des dérives de notre mode de vie citadin, de notre manque d'exercice, de nos addictions au sucre, des excès de notre alimentation industrielle et:ou déséquilibrée.

Le diabète est ainsi en passe de devenir le fléau et la pandémie de notre siècle naissant. Il touche chaque année un plus grand nombre de nos contemporains et se classera dans  vingt ans au premier rang des maladies humaines. C'est aujourd'hui une maladie quasi hors de contrôle à l'échelle planétaire, car elle atteint tous les continents et tous les pays, des plus riches aux plus défavorisés: l'Afrique, la Chine, l'Inde sont les plus affectés.

En France, près de 3,5 millions de personnes sont diabétiques. La maladie sévit principalement parmi les personnes âgées, mais aussi chez les catégories populaires (5,8% de la population en Seine-Saint-Denis, contre 3,2% à Paris) ou dans les territoires d'Outre-Mer. Elle représente pour la société un coût de 11 milliards d'euros par an ! 11 milliards dépensés pour traiter le diabète et ses complications, mais sans jamais guérir cette affection qui est irréversible.

Le diabète de type 2, dit diabète gras, est le plus fréquent (90% du nombre total des diabètes). Il entraîne des complications très graves, touchant le cœur, les artères (avec des risques d'amputation), les nerfs, les reins, la rétine, et favorisant même l'impuissance.

Quant à la maladie d'Alzheimer, son risque d'apparition est multiplié par deux chez le diabétique.

Et pourtant, quelque part entre l'homéostasie (le stade auquel on métabolise normalement le glucose et l'insuline) et le diabète de type 2, on peut basculer dans un état intermédiaire, sans symptômes et durant lequel la personne n'a pas conscience de son état, appelé prédiabète.

Sur le plan clinique, il se caractérise par une hyperglycémie modérée à jeun (par opposition à l'hyperglycémie franche observée en cas de diabète avéré).

Le prédiabète n'est pas en lui-même considéré comme une pathologie à part entière, mais avant tout comme la dernière étape avant le diabète de type 2. Rien n'est cependant perdu puisqu'une équipe américaine qui a suivi des suivi des sujets prédiabétiques pendant près de six ans a clairement établi que la perte de 5 à 7% de son poids et la pratique régulière d'exercices physiques (150 minutes par semaine) permet un retour à une glycémie normale. Cela réduit de 56% le risque pour un prédiabétique de développer par la suite un diabète de type 2 avéré. 

Car c'est là le plus intéressant: si l'organisme fonctionne comme un cliquet et qu'une fois devenu diabétique, on ne revient plus jamais à l'état initial, le prédiabète lui est réversible. Il n'existe pas de traitement médicamenteux à ce jour, mais des mesures préventives en termes d'hygiène de vie peuvent être salutaires.

Le délai de passage de prédiabète au diabète de type 2 est inconnu: dans certains cas, cela peut prendre deux ans et, dans d'autres, jusqu'à vingt ans. C'est une bonne nouvelle, car cela signifie qu'on dispose d'un temps relatif pour réagir et prendre les mesures nécessaires afin d'éviter le pire. Il n'est jamais trop tard pour se faire dépister, grâce à uen simple prise de sang qui mesure la glycémie à jeun, et pour appliquer les règles décrites plus haut.

Aujourd'hui, 700 millions de personnes sont prédiabétiques sur terre. Cela concerne un adulte sur trois aux Etats-Unis, un sur deux en Chine ! Or un prédiabète précocement dépisté constitue à la fois un indicateur précieux, un signal d'alarme puissant et l'occasion de réagir et d'agir pour reprendre le contrôle de son métabolisme et de sa santé. 

La prévention du diabète doit devenir prioritaire pour endiguer l'épidémie.

 

Source Journal "Le Un" numéro 182

Longtemps présentés comme la base d'une alimentation saine, les céréales ne font plus l'unanimité. Les régimes paléo, cétogène et low carb nous proposent de les supprimer. Mais peut-on vraiment se passer de glucides ? Ces trois diètes à la popularité croissante tournent le dos à certains principes nutritionnels. Sans convaincre tous les spécialistes.

 

Et si on arrêtait de manger du pain, des pâtes ou encore du riz ? Plusieurs régimes nous incitent actuellement à stopper notre consommation de céréales pour être en meilleure forme et en meilleure santé. Le régime paléolithique dit 'paléo", les considère comme mal adaptées à nos organismes. La diète cétogène propose de les remplacer par les graisses. Le low carb est un régime qui nous encourage à en réduire drastiquement la consommation pour mincir. 

 

La mauvaise nature du gluten.

En 2013, le neurologue nord-américain David Perlmutter a fait sensation en affirmant dans son best-seller, "Ces glucides qui menacent notre cerveau", que les glucides en particulier ceux contenant du gluten, sont responsables de la flambée actuelle des maladies neurodégénératives, et qu'il faut cesser d'en consommer si l'on veut protéger son cerveau. On nous a pourtant appris, bien au contraire, que cette catégorie d'aliments devait constituer la base de tous nos repas. Dans les recommandations de Programme Nationale Nutrition Santé, les céréales (mais aussi les pommes de terre et les légumineuses riches en glucides) sont à consommer "à chaque repas selon l'appétit". La fameuse pyramide alimentaire affichée au mur de nombreux cabinets médicaux nous aurait-elle menti ?

Parmi ces régimes qui écartent les céréales, le plus ancien (c'est le moins que l'on puisse dire !) est le paléo. Il nous incite à manger comme les humains qui vivaient il y a 40 000 ans. Homo Sapiens était chasseur-cueilleur: à l'époque, pas d'agriculture, et donc pas de céréales. En revanche, beaucoup de produits d'origine animale (viandes maigres, poissons, œufs, etc).

"Nos gènes sont très proches de ceux de nos ancêtres de Paléolithique. Or, les céréales sont apparues il y a seulement 10 000 ans", argument défendu par tous les adeptes du régime paléo.

Certains dénoncent la "mauvaise nature du gluten", cette molécule présente dans de nombreuses céréales, blé, seigle, orge ou encore épeautre. Il n'incommoderait pas seulement les personnes intolérantes, dites "cœliaques", mais fragiliserait chez de nombreuses personnes la paroi intestinale, provoquant une baisse de l'immunité et une mauvaise absorption des micronutriments (vitamines, minéraux, etc).

 

Maigrir en mangeant gras.

Voyons à présent le régime cétogène, le plus original pour son principe et les circonstances de son invention. Dans les années 1920, il a été utilisé (avec succès) chez les enfants souffrant de convulsions et d'épilepsie. A cette époque, il n'existait pas de traitement efficace pour cette affection. Le régime cétogène revient en force depuis quelques années, notamment comme méthode rapide pour prendre du poids. Il invite non seulement à réduire drastiquement les glucides (les céréales sont à exclure) mais surtout à les remplacer par des lipides. Ces derniers, qui peuvent atteindre jusqu'à 75% des calories ingérées, deviennent la source d’énergie principale du corps. Or, lorsque le corps utilise les graisses en l'absence de glucides, il produit des substances appelés corps cétoniques, d'où le nom du régime. Cet état de "cétose" provoque une diminution marquée de l'appétit, d'où la perte de poids.

Mais, si l'on repense à ses origines, cette diète est avant tout thérapeutique. C'est ainsi qu'aujourd'hui, les scientifiques mènent des recherchent pour étudier son intérêt en prévention des pathologies neurodégénératives ou des cancers. L'une des plus récentes conclut que ce régime allongerait l'espérance de vie, et pas seulement en cas de cancer. Le métabolisme des corps cétoniques augmente aussi un phénomène qui détruit les radicaux libres, une cause majeure du vieillissement. Précisons que les niveaux de corps cétoniques augmentent non seulement grâce au régime cétogène mais aussi au jeûne, à l'exercice et au régime low carb.

 

Mise en garde.

Est-ce à dire que nous devrions arrêter de manger des céréales, pour protéger notre cerveau et vivre plus longtemps ? De nombreux médecins mettent en garde contre ce type d'exclusion. En dehors de la résistance à l'épilepsie, les bienfaits du régime cétogène ne sont pas encore scientifiquement validés sur l'homme. Il est conseillé d'attendre que des études plus précises soient menées avant d'entreprendre cette diète en accompagnement d'un traitement contre une maladie donnée. Les glucides ne sont certes pas indispensables mais ils sont très utiles, et le glucose reste le meilleur carburant pour nos cellules. En l'absence de glucides, l'organisme va devoir fabriquer son propre glucose, il va déséquilibrer sa biologie et va devoir puiser dans ses muscles, ce qui est notamment contre-indiqué après 60 ans car il est alors difficile de développer sa masse musculaire.

Si vous prenez du poids, c'est le signe que votre organisme fonctionne mal, mais il vaut mieux en rechercher la cause plutôt que de s'engager dans un régime strict qui ne va peut-être pas être bénéfique.

Manger beaucoup de protéines, beaucoup de lipides et peu de glucides peut entraîner des déséquilibres de la flore intestinale.

Le régime paléo, sans glucide mais aussi très carné, est adapté à des populations très actives, les "chasseurs-cueilleurs". Or les humains sont devenus très sédentaires. On risque d'augmenter le risque de maladie, car la privation dune catégorie d’aliments peut entraîner des effets multiples sur le capital osseux, la masse musculaire, le profil lipidique, la fonction rénale, etc.

 

En conclusion, on appréciera dans ces régimes le fait qu'ils remettent en question notre alimentation moderne trop riche en céréales, notamment raffinées, et qui diabolise souvent les matières grasses alors qu'elles ne sont pas responsables à elles seules du surpoids. Les recommandations officielles devraient être moins normatif, car les situations métaboliques individuelles sont très variées. Ce principe doit aussi s'appliquer aux régimes eux-mêmes. Il ne faut pas s'engager dans une diète sans savoir si elle est bonne pour nous. Ces régimes ne sont peut-être pas à prendre au pied de la lettre, mais un de leurs avantages est qu'ils nous incitent clairement à nous tourner vers des produits bruts plutôt que d’acheter des aliments préparés.

 

Le paléo, un mode de vie. 

Le régime paléo ne se cantonne pas à l'alimentation. Véritable recherche de retour aux sources, il s'agit d'un mouvement qui incite à se reconnecter à la nature. Au delà de l'alimentation, il faut privilégier l'exercice physique (la paléo-fitness !), la proximité à la nature, mais aussi le jeu, aux nombreux bienfaits sur le stress, le sommeil et le minimalisme, soit l'art de vivre plus simplement.

Régime cétogène, produire son propre glucose.

L'énergie utilisée par nos cellules est le glucose, tiré des glucides simples ou complexes que nous mangeons. Les globules rouges et les neurones sont glucodépendants, ce qui signifie qu'ils ne peuvent carburer qu'au glucose. Les autres cellules peuvent en revanche aussi fonctionner grâce aux corps cétoniques fabriqués par notre foie à partir de graisses. Si l'organisme est privé de glucides, il est capable de fabriquer du glucose, via le foie, en utilisant les protéines issues de notre alimentation ou de nos réserves, c'est-à-dire des muscles. Cette voie métabolique est appelée néoglucogenèse.

Retour aux origines avec le régime low carb.

Souvent les régimes minceurs font la guerre aux graisses. Ce n'est pas le cas de la méthode low carb, abréviation de low carbohydrates, qui propose quant à elle de réduire les glucides pain blanc, pâtes, pommes de terre, gâteaux et biscuits industriels, féculents mais aussi fruits riches en fructose comme le raisin, les figues, les oranges et les pêches. En dehors d'une diminution des glucides le régime low carb nous incite à une consommation saine et équilibrée d'aliments à valeur nutritive élevée. En apparence nouvelle, cette diète date pourtant du début du XIXème siècle, époque à laquelle médecins et scientifiques affirmaient que le seul moyen efficace de maigrir lorsqu'on est sédentaire, est de manger moins de pain, de pâtes, de pommes de terre et de produits sucrés. Mais au début des années 1970, les nutritionnistes vont soudain pointer du doigt les graisses comme étant responsables su surpoids. Après les produits allégés en graisses, à quand les produits low carb ? On en trouve déjà beaucoup aux Etats-Unis.

Grignotage, six astuces pour arrêter.

mardi, 17 avril 2018 07:27

Qui n'a jamais ouvert une boîte de bonbons en période de fatigue ou englouti une énorme pâtisserie en cas de stress ? Vous trouverez ici un début de solution à ces petites pauses gourmandes qui fatiguent et font grossir.

 

Identifier l'origine du grignotage.

Ça peut paraître évident, mais si vous grignotez, c'est toujours qu'il y a une raison. Quelle qu'elle soit, vous y répondez en avalant une friandise et pourtant, ce n'est pas la bonne réponse. Il y a les grignoteurs stressés qui ont trop de travail pour manger vraiment et qui passent donc la journée à picorer dans le paquet de biscuits. Il y a les fatigués qui vont chercher un peu de douceur dans une friandise. Ceux qui s'ennuient et qui trouvent là une parade pendant quelques minutes.

En identifiant la cause du grignotage, vous pourrez l'éviter: si vous êtes fatigué, dormez, si vous vous ennuyez, sortez prendre l'air, etc... A chaque problème, il y a une réponse adaptée, trouvez-la !

 

Équilibrez votre petit-déjeuner.

Vous avez bien mangé ce matin et pourtant vous avez encore cette envie de grignoter ? Analysez votre petit-déjeuner. S'il a été pris trop tôt sans apports de sucres lents ou de protéines, il a déjà été digéré et assimilé par l'organisme qui peut en redemander.

Ce premier repas de la journée doit donc apporter au moins 25% de l'énergie de la journée et être constitué de produits permettant d'éviter le coup de fringale vers 10 ou 11h: pain complet, muesli, porridge, jambon, œuf...

 

Vigilance le soir.

Vous vous êtes contrôlé toute la journée, mais le soir lorsque le calme est revenu dans la maison, que vous avez terminé toutes les tâches du quotidien, l'appel du placard à biscuits se fait entendre... si vous ne pouvez pas vous empêcher, sucez un bonbon sans sucre ou occupez vos mains, que ce soit en tricotant ou en vous appliquant votre vernis à ongles.

 

Osez le gymnema.

Cette plante d'origine indienne a un effet à peine croyable sur l'organisme. Elle est capable de supprimer le goût du sucre et du coup, le grignotage ne présente plus aucun intérêt. 

Pour tester le gymnema, il suffit d'ouvrir une gélule et de déposer l'intégralité de son contenu sur la langue. Celle-ci est alors comme anesthésiée. C'est surprenant, mais surtout efficace.

Énorme avantage de cette plante: elle empêche en plus l'organisme d’absorber le sucre pour une meilleure glycémie. 

 

Mâcher doucement.

Savez-vous qu'il faut 20 minutes avant que l'estomac n'envoie au cerveau un message de satiété ? Autant dire que pour ceux qui engloutissent plus qu'ils ne mangent, il peut en passer des aliments en 20 minutes !

Plus vous mâcherez, plus l'assimilation des nutriments par l'organisme sera facile et moins vous mangerez (en terme de quantité).

 

Buvez beaucoup.

C'est un classique des régimes minceur, mais aussi d'une vie saine: boire beaucoup permet de "remplir" l'estomac à moindre calories ! Consommez aussi des thés verts, réputés pour favoriser l'action des hormones rassasiantes dans notre organisme.

2016 DevaNsens