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Tradition, la magie des plantes.

mardi, 17 septembre 2019 17:14

Les guérisseurs parlaient de magie, les scientifiques de chimie complexe... Dans tous les cas, non seulement les plantes renferment d'étonnantes actions sur tout ce qui les entoure, mais aussi leur part de mystère.

Qui d'entre nous n'a jamais rêvé d'avoir des pouvoirs magiques ? De pouvoir influer sur notre environnement juste avec une baguette en bois ? C'est en quelques sorte ce pouvoir que détenaient les chamans, les guérisseurs ou les sorciers dans des temps anciens.

Imaginez: alors que personne n'avait vraiment de connaissance médicale, eux savaient quelle plante pouvait soigner, laquelle pouvait tuer ou avoir des pouvoirs hallucinogènes... Cette connaissance de la nature permettait alors de choisir entre la magie blanche, positive, et la magie noire, destinée aux Démons...

Des praticiens avaient choisi leur camp; ils soignaient. Positive et ancrée dans le monde, cette médecine s'est étoffée au fil des siècles en parfaite harmonie avec la nature et la magie des plantes. Dès l'origine, les praticiens ont su que le corps humain et le corps cosmique se renvoyaient leurs reflets. Bien avant la théorie très scientifique de l'Evolution, ils avaient conscience d'appartenir à un tout en perpétuel changement. C'est sur cette intuition désormais prouvée qu'ils ont développée les principales notions.

En effet, l'intelligence qui anime la Terre, l'eau, le feu, l'air et l'espace (les 5 grands éléments) est la même que celle de notre corps et de notre esprit. C'est pourquoi nous partageons tant avec la nature et que celle-ci est à même de nous apporter des solutions.

 

Le lit de la maladie.

En ingérant une plante, nous bénéficions des éléments et des forces qui lui ont déjà profité pour grandir et se gorger de substances actives. L'Homme vit en harmonie avec son environnement, mais parfois nous subissons des revers, comme si nous étions bousculés par une vague de l'océan: traumatisme, tabagisme, pollution, stress, mauvaise alimentation... sont autant de vagues qui nous malmènent.

Au moment de ce déséquilibre, une maladie peut se déclencher, qu'elle soit bégnine comme un rhume ou plus profonde comme une pathologie lourde. Pour continuer avec la métaphore de l'océan, parfois nous sommes bousculés par des vaguelettes auxquelles nous ne prêtons pas attention, mais qui creusent tout de même le terrain d'une maladie. Celle-ci mettra peut-être du temps à se déclarer mais elle prend sa source à ce moment-là.

Des solutions au quotidien existent pour profiter d'une mer d'huile toute sa vie, ou simplement pour limiter les effets délétères des vagues. Notre société commence d'ailleurs à profiter de cette médecine holistique qui prend en compte l'individu autant que son environnement ou sa manière de vivre. 

 

Les pouvoirs des plantes.

Nous l'avons vu, de tout temps, mages et sorciers ont fondé leur puissance sur les mystérieux pouvoirs des herbes. L'utilisation des plantes mêle donc le chamanisme, la religion ou la magie.

Bien avant que les scientifiques dissèquent les végétaux sur leur table de travail, les guérisseurs et les praticiens avaient révélé leurs actions grâce à leur intuition, à des tests et à la transmission plus ou moins confidentielle de maître à disciple.

Ils gardaient à l'esprit que tous les végétaux ne doivent pas être présents comme des solutions idéales: certains sont hallucinogènes et d'autres mortels... Apprendre les différentes fonctions d'une plante est un pouvoir considérable puisque toute sa magie réside dans le fragile équilibre de sa chimie interne et l'usage qui en est fait.

 

La science et la magie.

Les scientifiques trouveront peut-être une explication qui leur semblera logique, mais il y a toujours une part de magie dans l'utilisation des plantes pour se soigner. Aujourd'hui encore.

Comment expliquer sinon que certaines soient plus efficaces cueillies aux premières rosées ou seulement les nuit de pleine lune ? Comment expliquer que les chercheurs ne parviennent pas à identifier d'où vient l’efficacité de certaines plantes et qu'isoler sa substance active ne permet pas de bénéficier de tout son potentiel ?

Ces interrogations entrent dans le champ des connaissances, sans aucune interprétation. On ne cherche pas à savoir pourquoi, mais surtout comment l'utiliser au mieux. Qu'elles soient réputées fées bienfaisantes ou sombres sorcières,les plantes magiques accompagnent les humains depuis la nuit des temps. Traversant l'époque préhistorique jusqu'à nos jours, elles sont toujours parmi nous, chargées d'inconnu et de mystère... Il serait dommage de s'en passer.

Vous avez l'air toujours joyeux, mais c'est pour mieux dissimuler vos sentiments profonds ? Vous êtes nerveux en cas de conflit ? Vous vous sentez épuisé devant les tâches qui vous attendent aujourd'hui ? Vous stressez avant un rendez-vous ? C'est pour toutes ces situations en bien d'autres que le Dr Edward Bach a mis au points les 38 fleurs éponymes.

Voici un tour d'horizon de ces potions magiques.

 

L'originalité des Fleurs de Bach repose sur une logique bien particulière: elles ciblent les émotions qui nous perturbent, qui sont mal maîtrisées et qui nous rongent jusqu'à nous rendre malade physiquement.

 

Le Dr Bach.

C'est le Dr britannique Edward Bach, né le 24 septembre 1886 en Angleterre, qui a inventé et développé ce concept de fleurs dont les vertus thérapeutiques ciblent directement l'état émotionnel. Assez éloigné de la médecine d'alors, il a tout de même validé son diplôme, mais sitôt celui-ci obtenu, il aurait tenu ces propos: "Il me faudra cinq ans pour oublier tout ce que j'ai appris". Une autre approche de la santé naissait en  lui.

Alors qu'il effectue ses première années de médecin dans un hôpital spécialisé en homéopathie, le Dr Bach tire un constat: ce que nous appelons "la maladie" est une manifestation ultime dans notre corps, quand il ne lui reste plus rien d'autre que la fièvre ou l’eczéma pour se faire entendre.

Toujours selon le Dr Bach, la maladie a probablement été précédée par des forces profondes qui ont agi sur le long terme et que nos troubles psychologiques non résolus ont laisser s'installer. La peur, la lassitude, la dissimulation, la résignation diminuent les défenses naturelles. Pourtant en agissant sur les désordres émotionnels, on devrait pouvoir empêcher un grand nombre de pathologies de se développer.

 

La voie des fleurs.

En observant la nature qui l'entourait, le Dr Bach s'est attaché à identifier la signature thérapeutique de chacune d'entres elles et à déterminer ses vertus sur l'Homme.

Ces élixirs qui deviendront les Fleurs de Bach, sont de très fortes dilutions d'infusions de plante dans de l'alcool. Le Dr Bach a élaboré 38 fleurs ainsi que le remède de secours (Rescue), mais pas seulement. Et il fallait du courage pour proposer ces soins alors que le symptômes que visent les Fleurs de Bach ne sont même pas considérés comme tel par la médecine classique: peur, doute, solitude...

 

Les élixirs floraux.

En faisant appel à la sensibilité individuelle, les élixirs floraux ciblent un aspect qui n'intéressait pas la médecine occidentale jusqu'à récemment: les états d'âme.

En effet, pour trouver une prise en charge globale de l'individu, à la fois physique et psychologique, il fallait plutôt se tourner vers des pratiques orientales ou asiatiques. Prendre en considération les émotions est novateur dans les années 1920.

 

Les 7 états d'âme.

En mettant au point ses 38 remèdes, le Dr Bach a répertorié 7 grandes catégories dans lesquelles chacun d'entre nous peut se retrouver: la peur, l'incertitude, l'indifférence, la solitude, la dépendance, le découragement et l'altruisme.

Sachant que dans une même catégorie, il peut exister des émotions très éloignées. Par exemple, dans la dépendance, il peut s'agir d'une profonde jalousie pour une personne ou d'une addiction... Déterminer ses propres défauts pour mieux choisir son élixir. Il vous faudra peut-être un certain temps pour trouver la bonne fleur, mais si au bout d'une dizaine de jours de prise quotidienne, vous ne ressentez aucune amélioration, il faut vous diriger vers un autre fleur.

 

Le composé floral.

Comme les Fleurs de Bach balaient un grand nombre de défauts ou de sentiments contrastés, vous pouvez trouver que certaines d'entre elles agissent un peu mais que vous avez besoin d'améliorations supplémentaires. Il vous est alors possible de les associer: c'est ce que l'on appelle le "composé floral". N'en mélangez pas plus de 7 sachant qu'avec les 38 Fleurs, cela représente déjà des millions de possibilité !

 

Les enfants et les animaux, premiers témoins de l'efficacité.

Alors qu'il n'existe aucune preuve scientifique de l'efficacité des Fleurs de Bach, celles-ci apportent une solutions aux enfants et aux animaux qui ne sauraient mentir. Leur stress, leur peurs ou leur nervosité sont apaisées véritablement.

 

Une méthode de fabrication. 

Comme l'homéopathie que le Dr Bach appréciait et sur laquelle il s'est appuyé pour ses premières années de pratique, les élixirs floraux ont été élaborés selon trois critères indispensables:

  • Choisir les fleurs selon leur langage et leur signature qui correspondent à un état psychologique.
  • Procéder à plusieurs niveaux de dilution.
  • Dynamiser ces préparations en les soumettant aux rayons du soleil.

Aujourd'hui encore les Fleurs de Bach sont préparées selon cette méthode si particulière... et si efficace !

 

Deva N Sens, des soins et massages personnalisés.

Les soins et massages que je vous prodigue harmonisent vos émotions et libèrent vos tensions psycho-émotionnelles.

Nous observerons et ressentirons ensemble, sans jugement les émotions qui vous traversent. Nous pourrons alors déterminer une Fleurs de Bach ou un élixir qui vous serait approprié pour votre quotidien.  

Pour plus d'informations sur mes méthodes de soins, vous pouvez me contactez téléphoniquement au 07 81 23 84 66 ou par mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

La vitalité vient en mangeant.

lundi, 23 juillet 2018 07:15

Si bien choisir ses aliments est important, les digérer correctement est primordial. Cela permet de gagner en dynamisme.

 

La vitalité est au cœur de la naturopathie. Selon elle, nous possédons une force intérieure, notre énergie vitale, qui permet à l'organisme de se guérir. Stockée dans nos glandes (thyroïde et surrénales) et nos cellules nerveuses, elle circule dans le corps et contribue à la maintenir en bonne santé. L'alimentation est la voie royale pour la renforcer.

En naturopathie, si le choix des aliments et leur préparation sont importants, la façon dont  nous les digérons est fondamentale.

 

Voici quatre conseils pour augmenter son dynamisme:

  • Ecoutez votre faim.

Vous passez votre vie à digérer, et cela vous épuise. Ce processus coûte cher en énergie. Comment la ménager ?

En mangeant lorsque vous avez faim. Car c'est seulement quand la faim physiologique se fait sentir (et non l'excitation sensorielle liée à l'odeur d'un plat ou au bruit dans la cuisine) que nous disposons de tous les enzymes nécessaires pour digérer.

Oubliez les "on dit que" le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée ou qu'il faut faire trois repas par jour et manger léger le soir: certains n'ont besoin quotidiennement que de deux repas, d'autres veulent un goûter en plus. Ecoutez-vous !

La digestion est aussi facilitée dès que le végétal (bio et de saison) est au centre de l'assiette: 80% de légumes, de graines, de céréales, de fruits accompagnés de 20% de produits animaux est l'idéal.

 

  • Faites les bonnes associations.

Équilibrer ses repas, en évitant les associations peu digestes ou acidifiantes, permet de mieux les assimiler. Pour retrouver du dynamisme: mangez des protéines, mais une seule par repas, en distinguant les "fortes" (la viande, les œufs, le poisson, le fromage) des "faibles" (les oléagineux, le soja et ses dérivés, les champignons, les algues, les pois frais). 

Associez-leur un seul type de féculent à la fois. Ces "sucres lents" doivent être consommés avec parcimonie pour limiter le fameux coup de pompe d'après-repas. Là, encore, il y a les féculents "forts" (le blé, dont le pain, les pâtes ou la semoule, le riz, le millet, le quinoa, le sarrasin) et d'autres "faibles" (les courges, la patate douce, la pomme de terre, la châtaigne).

La règle étant d'associer protéine forte et féculent faible, et inversement. 

En cas de digestion difficile, dissociez-les en les mangeant à deux repas différents.

 

  •  Évitez les grignoteurs d'énergie.

Surprise: café, thé, chocolat noir et boissons énergisantes sont plutôt énergivores ! Le coup de fouet ressenti correspond à l'énergie déployée par notre organisme pour dégrader une molécule toxique qu'ils ont en commun. A écarter donc, surtout en fin de repas, afin de ne pas entraver la digestion. Attention aussi aux fruits à ce moment-là: en queue de digestion, il fermentent à cause de leur haute teneur en sucres, ce qui entraîne ballonnements et acidités. En dehors des repas, il ne faut qu'une demi-heure pour les assimiler.

Pour le petit-déjeuner, sachez que les céréales achetées toutes prêtes fatiguent l'organisme. Choisissez-en une (avoine, épeautre, millet, sarrasin) en gros flocons, et ajoutez des oléagineux concassées (noisettes, noix, graines de courge), des fruits secs (myrtilles, figues, cranberries) et une boisson végétales. Enfin, souvenez-vous que pour digérer, il faut arrêter de manger !

 

  • Déjouez les carences.

N'oubliez pas les protéines, rien n'impose à devenir végane. Une carence en fer est un vecteur de grande fatigue, avec troubles hormonaux à la clé. Ainsi le fer végétal, dans les lentilles par exemple, sera mieux absorbé avec la vitamine C d'un filet de citron. Et surtout, ne vous imposez pas de règles inutiles, en effet, pourquoi vous privez de lait, de céréales ou de viande si vous les digérez bien ?

La naturopathie est une philosophie de vie que chacun adapte à soi, et non l'inverse.

 

 

Des super aliments à la rescousse:

Le pollen frais pour une cure booster. Riche en protéines, en fer, en magnésium et en vitamines A, B, C, E. Laissez fondre sous la langue une à deux cuillères à soupe par jour, ou mélangez-les dans un jus ou un yaourt, pendant trois semaines.

Le pain essène pour remplacer le pain. Sans farine, ni sel, ni sucres, ni levures, mais avec des graines germées, il a la saveur douce et le moelleux d'un gâteau.

Le beurre clarifié pour profiter du meilleur du gras. Comme le ghee indien, c'est un beurre dont sont retirées le lactose (sucre du lait) et la caséine (protéine du lait), souvent mal tolérés.

 

A lire:

Tout naturellement veggie de Dominique Sol-Rolland et Isabelle Ravanas (Solar)

La naturopathie, c'est la vie ! d'Anne-Calire Meret (First Editions)

Stop à la fatigue avec la naturopathie de Stépane Tétard et Vanessa Lopez (Leduc.s éditions)

Mon coach naturo de Natacha Gunsburger (Eyrolles)

 

 

 

 

 

Savoir repérer le prédiabète.

mardi, 29 mai 2018 07:05

Le diabète est un mal, aujourd'hui connu de tous, qui possède même sa journée mondiale, le 14 novembre. 

Il est le tueur de plus insidieux qui soit. Et pourtant, on ne s’intéresse à lui que lorsque les complications apparaissent. Le reste du temps, il progresse sans symptômes, profitant des dérives de notre mode de vie citadin, de notre manque d'exercice, de nos addictions au sucre, des excès de notre alimentation industrielle et:ou déséquilibrée.

Le diabète est ainsi en passe de devenir le fléau et la pandémie de notre siècle naissant. Il touche chaque année un plus grand nombre de nos contemporains et se classera dans  vingt ans au premier rang des maladies humaines. C'est aujourd'hui une maladie quasi hors de contrôle à l'échelle planétaire, car elle atteint tous les continents et tous les pays, des plus riches aux plus défavorisés: l'Afrique, la Chine, l'Inde sont les plus affectés.

En France, près de 3,5 millions de personnes sont diabétiques. La maladie sévit principalement parmi les personnes âgées, mais aussi chez les catégories populaires (5,8% de la population en Seine-Saint-Denis, contre 3,2% à Paris) ou dans les territoires d'Outre-Mer. Elle représente pour la société un coût de 11 milliards d'euros par an ! 11 milliards dépensés pour traiter le diabète et ses complications, mais sans jamais guérir cette affection qui est irréversible.

Le diabète de type 2, dit diabète gras, est le plus fréquent (90% du nombre total des diabètes). Il entraîne des complications très graves, touchant le cœur, les artères (avec des risques d'amputation), les nerfs, les reins, la rétine, et favorisant même l'impuissance.

Quant à la maladie d'Alzheimer, son risque d'apparition est multiplié par deux chez le diabétique.

Et pourtant, quelque part entre l'homéostasie (le stade auquel on métabolise normalement le glucose et l'insuline) et le diabète de type 2, on peut basculer dans un état intermédiaire, sans symptômes et durant lequel la personne n'a pas conscience de son état, appelé prédiabète.

Sur le plan clinique, il se caractérise par une hyperglycémie modérée à jeun (par opposition à l'hyperglycémie franche observée en cas de diabète avéré).

Le prédiabète n'est pas en lui-même considéré comme une pathologie à part entière, mais avant tout comme la dernière étape avant le diabète de type 2. Rien n'est cependant perdu puisqu'une équipe américaine qui a suivi des suivi des sujets prédiabétiques pendant près de six ans a clairement établi que la perte de 5 à 7% de son poids et la pratique régulière d'exercices physiques (150 minutes par semaine) permet un retour à une glycémie normale. Cela réduit de 56% le risque pour un prédiabétique de développer par la suite un diabète de type 2 avéré. 

Car c'est là le plus intéressant: si l'organisme fonctionne comme un cliquet et qu'une fois devenu diabétique, on ne revient plus jamais à l'état initial, le prédiabète lui est réversible. Il n'existe pas de traitement médicamenteux à ce jour, mais des mesures préventives en termes d'hygiène de vie peuvent être salutaires.

Le délai de passage de prédiabète au diabète de type 2 est inconnu: dans certains cas, cela peut prendre deux ans et, dans d'autres, jusqu'à vingt ans. C'est une bonne nouvelle, car cela signifie qu'on dispose d'un temps relatif pour réagir et prendre les mesures nécessaires afin d'éviter le pire. Il n'est jamais trop tard pour se faire dépister, grâce à uen simple prise de sang qui mesure la glycémie à jeun, et pour appliquer les règles décrites plus haut.

Aujourd'hui, 700 millions de personnes sont prédiabétiques sur terre. Cela concerne un adulte sur trois aux Etats-Unis, un sur deux en Chine ! Or un prédiabète précocement dépisté constitue à la fois un indicateur précieux, un signal d'alarme puissant et l'occasion de réagir et d'agir pour reprendre le contrôle de son métabolisme et de sa santé. 

La prévention du diabète doit devenir prioritaire pour endiguer l'épidémie.

 

Source Journal "Le Un" numéro 182

Longtemps présentés comme la base d'une alimentation saine, les céréales ne font plus l'unanimité. Les régimes paléo, cétogène et low carb nous proposent de les supprimer. Mais peut-on vraiment se passer de glucides ? Ces trois diètes à la popularité croissante tournent le dos à certains principes nutritionnels. Sans convaincre tous les spécialistes.

 

Et si on arrêtait de manger du pain, des pâtes ou encore du riz ? Plusieurs régimes nous incitent actuellement à stopper notre consommation de céréales pour être en meilleure forme et en meilleure santé. Le régime paléolithique dit 'paléo", les considère comme mal adaptées à nos organismes. La diète cétogène propose de les remplacer par les graisses. Le low carb est un régime qui nous encourage à en réduire drastiquement la consommation pour mincir. 

 

La mauvaise nature du gluten.

En 2013, le neurologue nord-américain David Perlmutter a fait sensation en affirmant dans son best-seller, "Ces glucides qui menacent notre cerveau", que les glucides en particulier ceux contenant du gluten, sont responsables de la flambée actuelle des maladies neurodégénératives, et qu'il faut cesser d'en consommer si l'on veut protéger son cerveau. On nous a pourtant appris, bien au contraire, que cette catégorie d'aliments devait constituer la base de tous nos repas. Dans les recommandations de Programme Nationale Nutrition Santé, les céréales (mais aussi les pommes de terre et les légumineuses riches en glucides) sont à consommer "à chaque repas selon l'appétit". La fameuse pyramide alimentaire affichée au mur de nombreux cabinets médicaux nous aurait-elle menti ?

Parmi ces régimes qui écartent les céréales, le plus ancien (c'est le moins que l'on puisse dire !) est le paléo. Il nous incite à manger comme les humains qui vivaient il y a 40 000 ans. Homo Sapiens était chasseur-cueilleur: à l'époque, pas d'agriculture, et donc pas de céréales. En revanche, beaucoup de produits d'origine animale (viandes maigres, poissons, œufs, etc).

"Nos gènes sont très proches de ceux de nos ancêtres de Paléolithique. Or, les céréales sont apparues il y a seulement 10 000 ans", argument défendu par tous les adeptes du régime paléo.

Certains dénoncent la "mauvaise nature du gluten", cette molécule présente dans de nombreuses céréales, blé, seigle, orge ou encore épeautre. Il n'incommoderait pas seulement les personnes intolérantes, dites "cœliaques", mais fragiliserait chez de nombreuses personnes la paroi intestinale, provoquant une baisse de l'immunité et une mauvaise absorption des micronutriments (vitamines, minéraux, etc).

 

Maigrir en mangeant gras.

Voyons à présent le régime cétogène, le plus original pour son principe et les circonstances de son invention. Dans les années 1920, il a été utilisé (avec succès) chez les enfants souffrant de convulsions et d'épilepsie. A cette époque, il n'existait pas de traitement efficace pour cette affection. Le régime cétogène revient en force depuis quelques années, notamment comme méthode rapide pour prendre du poids. Il invite non seulement à réduire drastiquement les glucides (les céréales sont à exclure) mais surtout à les remplacer par des lipides. Ces derniers, qui peuvent atteindre jusqu'à 75% des calories ingérées, deviennent la source d’énergie principale du corps. Or, lorsque le corps utilise les graisses en l'absence de glucides, il produit des substances appelés corps cétoniques, d'où le nom du régime. Cet état de "cétose" provoque une diminution marquée de l'appétit, d'où la perte de poids.

Mais, si l'on repense à ses origines, cette diète est avant tout thérapeutique. C'est ainsi qu'aujourd'hui, les scientifiques mènent des recherchent pour étudier son intérêt en prévention des pathologies neurodégénératives ou des cancers. L'une des plus récentes conclut que ce régime allongerait l'espérance de vie, et pas seulement en cas de cancer. Le métabolisme des corps cétoniques augmente aussi un phénomène qui détruit les radicaux libres, une cause majeure du vieillissement. Précisons que les niveaux de corps cétoniques augmentent non seulement grâce au régime cétogène mais aussi au jeûne, à l'exercice et au régime low carb.

 

Mise en garde.

Est-ce à dire que nous devrions arrêter de manger des céréales, pour protéger notre cerveau et vivre plus longtemps ? De nombreux médecins mettent en garde contre ce type d'exclusion. En dehors de la résistance à l'épilepsie, les bienfaits du régime cétogène ne sont pas encore scientifiquement validés sur l'homme. Il est conseillé d'attendre que des études plus précises soient menées avant d'entreprendre cette diète en accompagnement d'un traitement contre une maladie donnée. Les glucides ne sont certes pas indispensables mais ils sont très utiles, et le glucose reste le meilleur carburant pour nos cellules. En l'absence de glucides, l'organisme va devoir fabriquer son propre glucose, il va déséquilibrer sa biologie et va devoir puiser dans ses muscles, ce qui est notamment contre-indiqué après 60 ans car il est alors difficile de développer sa masse musculaire.

Si vous prenez du poids, c'est le signe que votre organisme fonctionne mal, mais il vaut mieux en rechercher la cause plutôt que de s'engager dans un régime strict qui ne va peut-être pas être bénéfique.

Manger beaucoup de protéines, beaucoup de lipides et peu de glucides peut entraîner des déséquilibres de la flore intestinale.

Le régime paléo, sans glucide mais aussi très carné, est adapté à des populations très actives, les "chasseurs-cueilleurs". Or les humains sont devenus très sédentaires. On risque d'augmenter le risque de maladie, car la privation dune catégorie d’aliments peut entraîner des effets multiples sur le capital osseux, la masse musculaire, le profil lipidique, la fonction rénale, etc.

 

En conclusion, on appréciera dans ces régimes le fait qu'ils remettent en question notre alimentation moderne trop riche en céréales, notamment raffinées, et qui diabolise souvent les matières grasses alors qu'elles ne sont pas responsables à elles seules du surpoids. Les recommandations officielles devraient être moins normatif, car les situations métaboliques individuelles sont très variées. Ce principe doit aussi s'appliquer aux régimes eux-mêmes. Il ne faut pas s'engager dans une diète sans savoir si elle est bonne pour nous. Ces régimes ne sont peut-être pas à prendre au pied de la lettre, mais un de leurs avantages est qu'ils nous incitent clairement à nous tourner vers des produits bruts plutôt que d’acheter des aliments préparés.

 

Le paléo, un mode de vie. 

Le régime paléo ne se cantonne pas à l'alimentation. Véritable recherche de retour aux sources, il s'agit d'un mouvement qui incite à se reconnecter à la nature. Au delà de l'alimentation, il faut privilégier l'exercice physique (la paléo-fitness !), la proximité à la nature, mais aussi le jeu, aux nombreux bienfaits sur le stress, le sommeil et le minimalisme, soit l'art de vivre plus simplement.

Régime cétogène, produire son propre glucose.

L'énergie utilisée par nos cellules est le glucose, tiré des glucides simples ou complexes que nous mangeons. Les globules rouges et les neurones sont glucodépendants, ce qui signifie qu'ils ne peuvent carburer qu'au glucose. Les autres cellules peuvent en revanche aussi fonctionner grâce aux corps cétoniques fabriqués par notre foie à partir de graisses. Si l'organisme est privé de glucides, il est capable de fabriquer du glucose, via le foie, en utilisant les protéines issues de notre alimentation ou de nos réserves, c'est-à-dire des muscles. Cette voie métabolique est appelée néoglucogenèse.

Retour aux origines avec le régime low carb.

Souvent les régimes minceurs font la guerre aux graisses. Ce n'est pas le cas de la méthode low carb, abréviation de low carbohydrates, qui propose quant à elle de réduire les glucides pain blanc, pâtes, pommes de terre, gâteaux et biscuits industriels, féculents mais aussi fruits riches en fructose comme le raisin, les figues, les oranges et les pêches. En dehors d'une diminution des glucides le régime low carb nous incite à une consommation saine et équilibrée d'aliments à valeur nutritive élevée. En apparence nouvelle, cette diète date pourtant du début du XIXème siècle, époque à laquelle médecins et scientifiques affirmaient que le seul moyen efficace de maigrir lorsqu'on est sédentaire, est de manger moins de pain, de pâtes, de pommes de terre et de produits sucrés. Mais au début des années 1970, les nutritionnistes vont soudain pointer du doigt les graisses comme étant responsables su surpoids. Après les produits allégés en graisses, à quand les produits low carb ? On en trouve déjà beaucoup aux Etats-Unis.

Grignotage, six astuces pour arrêter.

mardi, 17 avril 2018 07:27

Qui n'a jamais ouvert une boîte de bonbons en période de fatigue ou englouti une énorme pâtisserie en cas de stress ? Vous trouverez ici un début de solution à ces petites pauses gourmandes qui fatiguent et font grossir.

 

Identifier l'origine du grignotage.

Ça peut paraître évident, mais si vous grignotez, c'est toujours qu'il y a une raison. Quelle qu'elle soit, vous y répondez en avalant une friandise et pourtant, ce n'est pas la bonne réponse. Il y a les grignoteurs stressés qui ont trop de travail pour manger vraiment et qui passent donc la journée à picorer dans le paquet de biscuits. Il y a les fatigués qui vont chercher un peu de douceur dans une friandise. Ceux qui s'ennuient et qui trouvent là une parade pendant quelques minutes.

En identifiant la cause du grignotage, vous pourrez l'éviter: si vous êtes fatigué, dormez, si vous vous ennuyez, sortez prendre l'air, etc... A chaque problème, il y a une réponse adaptée, trouvez-la !

 

Équilibrez votre petit-déjeuner.

Vous avez bien mangé ce matin et pourtant vous avez encore cette envie de grignoter ? Analysez votre petit-déjeuner. S'il a été pris trop tôt sans apports de sucres lents ou de protéines, il a déjà été digéré et assimilé par l'organisme qui peut en redemander.

Ce premier repas de la journée doit donc apporter au moins 25% de l'énergie de la journée et être constitué de produits permettant d'éviter le coup de fringale vers 10 ou 11h: pain complet, muesli, porridge, jambon, œuf...

 

Vigilance le soir.

Vous vous êtes contrôlé toute la journée, mais le soir lorsque le calme est revenu dans la maison, que vous avez terminé toutes les tâches du quotidien, l'appel du placard à biscuits se fait entendre... si vous ne pouvez pas vous empêcher, sucez un bonbon sans sucre ou occupez vos mains, que ce soit en tricotant ou en vous appliquant votre vernis à ongles.

 

Osez le gymnema.

Cette plante d'origine indienne a un effet à peine croyable sur l'organisme. Elle est capable de supprimer le goût du sucre et du coup, le grignotage ne présente plus aucun intérêt. 

Pour tester le gymnema, il suffit d'ouvrir une gélule et de déposer l'intégralité de son contenu sur la langue. Celle-ci est alors comme anesthésiée. C'est surprenant, mais surtout efficace.

Énorme avantage de cette plante: elle empêche en plus l'organisme d’absorber le sucre pour une meilleure glycémie. 

 

Mâcher doucement.

Savez-vous qu'il faut 20 minutes avant que l'estomac n'envoie au cerveau un message de satiété ? Autant dire que pour ceux qui engloutissent plus qu'ils ne mangent, il peut en passer des aliments en 20 minutes !

Plus vous mâcherez, plus l'assimilation des nutriments par l'organisme sera facile et moins vous mangerez (en terme de quantité).

 

Buvez beaucoup.

C'est un classique des régimes minceur, mais aussi d'une vie saine: boire beaucoup permet de "remplir" l'estomac à moindre calories ! Consommez aussi des thés verts, réputés pour favoriser l'action des hormones rassasiantes dans notre organisme.

Quel est le point commun entre les céréales, le pain, les pâtisseries, la farine, les pâtes ou autres produits raffinés ? Tous contiennent du gluten... Cette protéine naturelle est utilisée depuis bien longtemps mais elle n'est que récemment devenue ennemi public. Alors est-elle vraiment un danger ou un épouvantail brandi par les fabricants de produits sans gluten ?

 

Le gluten, qu'est-ce que c'est ?

Le gluten du latin "glu" (colle) est un ensemble de protéines que l'on retrouve dans les grains de nombreuses céréales (seigle, orge, etc). Il se forme au moment de pétrissage de la céréale et c'est lui qui donne du volume et de l'élasticité aux produits de boulangerie. Dans les plats préparés et les sauces, c'est encore lui qui permet de lier les ingrédients ensemble.

 

Comment se manifeste l'intolérance ?

L'intolérance au gluten est également appelée maladie cœliaque. Elle se manifeste par de la fatigue, de l'anémie, un amaigrissement, une faiblesse générale, des douleurs aux articulations... Mais tous ces symptômes apparaissent en réalité quand le gluten a déjà sévi dans l'organisme. En effet, son ingestion par l'alimentation va déclencher une réaction immunitaire anormale. Le corps se défend en produisant des anticorps dirigés contre les protéines du gluten mais en réalité c'est l'intestin qui se retrouve attaqué et fragilisé. Enflammé, il provoque toutes les réactions que nous pouvons observer et qui détermineront le diagnostic. La maladie cœliaque déclenche aussi une malabsorption des nutriments, en particulier du fer du calcium et de l'acide folique.  

 

Pourquoi de plus en plus d'individus sont-ils intolérants ?

On entend souvent cette phrase "avant, tout le monde supportait le gluten, maintenant tout le monde est devenu intolérant" ! Il y a une donnée que le livre "Gluten, comment le blé moderne nous intoxique" révèle: les espèces de blé actuel comporte 42 chromosomes alors que le blé historique (l'engrain sauvage) en comptait seulement 14 ! Ce sont toutes les modifications génétiques qui ont multiplié de nouvelles protéines que nos organismes, pour certains, sont incapables d'assimiler.

 

Moins de gluten, gage du'une meilleure santé ?

Rappelons que le gluten est une protéine et pas forcément de la meilleure qualité pour notre organisme. Partant de ce constat, même les individus qui supportent bien en apparence le gluten devraient en limiter sa consommation.

 

Comment éviter le gluten.

Le gluten est présent dans le blé, l’épeautre l'avoine, le seigle et l'orge. Tous leurs dérivés en contiennent également: farines,pâtes, biscuits, etc. Le plus simple pour éviter de gluten est donc de fuir (pour les personnes atteintes de maladies cœliaques) ou de limiter des produits de boulangerie et toutes les préparations à base de blé. Ça, c'est pour la partie facile ! Mais il faut aussi se méfier des produits transformés dans lesquels le gluten est utilisé en additif: les bonbons, la charcuterie, les sauces prêtes à l'emploi.

Privilégiez donc les fruits et légumes frais que vous préparerez vous-même, le poisson non transformé, les laitages basiques comme les yaourts ou le fromage, l'huile, le beurre, le miel. Remplacez tout ce qui est à base de blé par du riz, du quinoa, du sarrasin ou du maïs.

Enfin, soyez vigilants avec les produits industriels qui annoncent "sans gluten". Même s'il est vrai qu'ils n'en contiennent pas, demandez-vous ce qui a remplacé le "liant". C'est peut-être du glucose ou des agents de texture comme le blanc d’œuf (allergène fréquent), les protéines de lait ou bien d'autres additifs...

 

 

 

En 50 ans, le monde ne s'est pas contenter d'évoluer: il a été bouleversé ! Et la France n'est pas en reste... Augmentation de la population, transformation de notre alimentation, de notre mode de vie, de la santé, du lien social... Il a bien fallu s'adapter, faire avec le mieux et le moins bien.

D'un peu plus de 3 milliards en 1965, la population mondiale es passée à plus de 7 millions aujourd'hui. Les statisticiens prévoient déjà que nous serons près de 10 milliards en 2050 !

Nous l'avons constaté: l'insouciance du gaspillage qui a bercé la seconde moitié du 20 ème siècle a laissé place à la responsabilisation. Responsabilisation face à l'environnement mais surtout face à son capital santé:bien-être. Se préserver pour vivre longtemps et en pleine forme, c'est tout le bénéfice de notre époque.

Aujourd'hui nous sommes en mesure de comparer la style de vie avant les années 1960 et celles qui ont suivi pour garder le meilleur et changer le pire. Etat des lieux d'un quotidien qui évolue

 

A tous les niveaux, le véritable enjeu de la seconde partie du XXème siècle et du début du XXIème est le gain de temps. Qu'il s'agisse de bénéficier de plus d'années de vie grâce à une amélioration des soins de santé ou de diminuer le temps consacré aux corvées, les Français sont devenus pressés !

 

Côté santé.

En France l'espérance de vie est passée de 71 ans en 1965 à près de 83 ans en 2015. Presque 12 ans de vie en plus. Surtout pour les seniors qui sont les grands gagnants de cet allongement.

L'augmentation de l'espérance de vie est en partie dûe à une régression de la mortalité dite "prématurée" (décès survenus avant 65 ans), comme dans la plupart des pays européens d'ailleurs. C'est notamment grâce à la baisse des comportement à risque (consommation de tabac, d'alcool, accidents sur les routes...).

Pourtant la perception des français s'est quant à elle dégradée. Ils ont le sentiment d'être moins en forme que leurs aînés au même âge... Il faut dire que des souffrances nouvelles sont apparues: troubles musculo-squelettiques dus à l'usage de l'ordinateur, insomnies, nervosité, maux de tête, diminution générale de la vision, burn-out, obésité, etc... Le corps a du mal à répondre aux enjeux sociaux et professionnels du XXIème siècle.

Surtout que le stress a largement pris ses aises dans le quotidien des français, pouvant entraîner une dépression dans le pire des cas (trois millions de français en souffrent, soit 5 à 6% de la population).

Entre l'insouciance des années 70 et les faiblesses de notre début de siècle, une petite révolution s'opère dans la mentalité des français: ils sont désormais conscients d'avoir un capital-santé à préserver. En découlent le grand retour de pratiques telles que le yoga, la méditation, la phytothérapie mais aussi le sport et même la redécouverte d'une alimentation plus saine qui passe forcément par la cuisine.

 

Côté alimentation.

Dans les années 60/70, les français se mettent à privilégier les loisirs aux temps de préparation des repas quotidiens; c'est le début des produits lyophilisés ou en poudre. La purée Mouseline par exemple, fait son apparition dans les cuisines françaises en 1963. Grâce aux récents changements de mentalité de l'époque, elle connaît rapidement un immense succès. Et ce n'est que le début du "prêt-à-manger".

Les céréales Corn-Flakes arrivent des Etats-Unis en 1968 pour chasser les historiques tartines beurrées de nos petits-déjeuner. La même année Findus lance son premier plat surgelé: le poisson bordelaise.

1971: le four à micro-onde Moulinex fait son entrée dans nos cuisines et avec lui la possibilité de réchauffer des plats surgelés en quelques minutes.

En 1979, Mc Donald's ouvre sa première enseigne à Strasbourg. Même si le concept avait déjà fait son apparition 7 ans plus tôt sur le territoire français, cette ouverture signe le début du fast-food: son succès ne se démentira pas.

Pendant quelques dizaines d'années, les français mangent mal, plongeant la fin du XXème siècle dans la "malbouffe" et oubliant qu'Hyppocrate avait déclaré que "l'alimentation soit ton médicament".

Puis dès le début du XXIème siècle, cette culture du "manger n'importe quoi mais vite", commence à laisser la place à une alimentation plus saine. Après avoir abandonné les fourneaux dans les années 70, les français reprennent le chemin de la cuisine avec une vraie conscience de l'importance de l'alimentation, un besoin de "faire maison": 54% préparent désormais leur soupe de légumes, 38% cultivent des herbes aromatiques et 35% font leur confiture et compote eux-mêmes.

En termes de critères de choix, arrivent en tête la fraîcheur des produits (67%), le respect de la saisonnalité (56%), l'origine des produits, l'absence de pesticides (59%), d'OGM (53%) ou d'antibiotiques (49%), tout comme le respect du bien-être animal (48%).

Avec cette évolution, le spectre du plat préparé duquel on ne savait rien s'éloigne et le meilleur des saveurs fait son grand retour !

Pour les animaux, jusqu'en 1966, nos petits compagnons à 4 pattes devaient se contenter de nos restes, mais à cette date deux marques font leur apparition; Ron-Ron et Canigou. Au départ peu de distributeurs acceptent de les mettre en rayon, ne croyant pas au marché. Pourtant très vite les propriétaires de chats et de chiens adoptent cette alimentation pour les animaux. Avec aujourd'hui près de 4 milliards d'euros dépensés chaque année par les français pour nourrir leurs compagnons, le secteur s'est épanoui ces 50 dernières années.

 

L'agriculture en mutation.

En 1965, il y avait 6,3 millions d’agriculteurs en France. Ils ne sont plus que 500 000 aujourd'hui. La surface moyenne des terres par agriculteurs est passée d'environ 10 à 55 hectares.  

La mécanisation, l'agriculture intensive et les méthodes dites "modernes" ont permis de suivre la cadence, mais parfois au détriment de la qualité puisque, par exemple, la teneur en vitamine A des pommes aurait baissé d'environ 41% entre 1951 et 1999 !

Les études sur le sujet indiquent en effet que la présence de plusieurs autres nutriments importants aurait tendance à baisser. Des travaux menés aux Etat-Unis sur 43 fruits et légumes indiquent que les concentrations ont baissé: 20% pour la vitamine C, 15% pour le fer, 16% pour le calcium ou encore 6% pour les protéines.

Entre cette baisse de qualité et la méfiance croissante des français pour les OGM, les pesticides et autres produits phytosanitaires, l'agriculture subit une crise de confiance.

La réponse pour renouer le contact avec une agriculture plus saine est le bio. L'agriculture biologique progresse donc régulièrement chaque année: elle a augmenté de 5% en 2016 par rapport à l'année précédente, mais ne représente encore qu'à peine 5,8% de la surface agricole utile.

 

 Le retour de la phytothérapie.

Alors qu'il était historiquement naturel de se soigner avec les plantes, le développement des médicaments a balayé plusieurs savoirs ancestraux.

Il fallait être hippie dans les années 70 pour préférer se soigner avec les plantes plutôt qu'avec les médicaments. Et puis rapidement, avec eux, les "effets secondaires" ont fait leur apparition et aujourd'hui, la phytothérapie fait son grand retour dans les foyers français.

En 1986, la phytothérapie est même officiellement reconnue en France par le Ministère de la santé comme une médecine à part entière.

 

Le soucis de l'environnement.

Les associations de protection de l'environnement ont fort à faire avec l’insouciance des années 70 et des décennies suivantes qui puisent dans les ressources naturelles sans compter.

Des cris d'alarme fréquents nous alertent aujourd'hui sur la situation de notre planète. Il est temps d'agir pour la préserver et la bonne nouvelle, c'est que de nombreuses initiatives se mettent en route: fabrication de vêtements en fibres naturelles, recyclage des déchets, voitures électriques, etc... Il reste un monde à inventer.

Soyons honnêtes... L'hiver est quand même bien plus favorable aux raclettes et autres tartiflettes qu'au travail des abdos. Et pourtant on se l'était promis le 31 décembre: le sport allait de nouveau faire partie de notre quotidien ! Finalement d'excuses bien trouvées en motivation perdue, cela fait des mois que nos baskets dorment au fond du placard. Maintenant que le printemps arrive, si nous en profitions pour les ressortir ?

 

Attention, il ne s'agit pas de recommencer à courir ou à faire du vélo comme si rien ne s'était passé ces derniers mois. Les kilos accumulés ont alourdi notre corps et nos articulations risquent de ne pas apprécier le changement. De plus, nos muscles n'ont plus l'habitude d'être sollicités: gare aux claquages.

Tenez-vous le pour dit: quand on arrête le sport, la masse musculaire, la densité osseuse et la consommation d'oxygène diminuent ! La reprise doit donc se faire en douceur.

 

Pensez à l'échauffement.

L'échauffement va permettre d'informer votre corps de vos intentions et remobiliser muscles et articulations autour de votre projet. De lus, comme son nom l'indique, il va élever la température de votre corps, accélérer votre respiration et réveiller le cœur. 

Autre avantage: plus vous pratiquez d'échauffements, moins vous aurez de courbatures le lendemain !

 

Soyez réaliste.

Préparez votre première séance de reprise avec des objectifs stimulants et réalisables... Et sans doute aussi pour les deux suivantes !

 

Vous ne devez pas avoir mal.

Des courbatures oui, une douleur aiguë au genou, non.  Votre corps sait vous alerter, soyez à son écoute. Il sera un formidable coach pour vous dire quelle activité privilégier: si vous avez mal au dos, choisissez la natation, si c'est la cheville, privilégiez le vélo plutôt que la course à pied.

La douleur articulaire à l'effort est sans doute le signe d'un problème plus profond: ayez le réflexe harpagophytum, une plante anti-inflammatoire d'une grande efficacité.

 

N'oubliez pas les protéines.

Les courbatures sont le symptômes de fibres musculaires cassées. Le principe même du muscle est de se contracter et de s'étirer pour donner de la puissance à l'effort, un peu comme un élastique. La pratique d'une activité sportive s'appuis donc sur des tensions à répétition. Ce sont ces dernières qui finissent par provoquer des micro-déchirures si vous n'avez pas suffisamment misé sur les protéines pour "nourrir" vos fibres.

 

Et l'eau doit couler à flot !

Vous saurez très vite si vous êtes à sec: c'est ce qui déclenche les crampes. Si vous sentez ce tiraillement caractéristique, faites une pause et buvez jusqu'à plus soif.

 

Prenez le temps de terminer.

Surtout si vous n'avez pas pratiqué d'activité physique depuis longtemps, évitez de terminer votre séance par une accélération de vos performances et puis stop.

Au contraire, prolongez le plaisir avec quelques minutes douces qui vous permettront de conclure en douceur votre entraînement: un tour de stade au pas si vous venez de courir, quelques tours de roue sans précipitation pour le vélo,...

 

Après l'effort...

...une douche froide (ou tiède au minimum). Les muscles apprécieront ce changements de température, même si ce n'est pas votre cas. Cela dit, profitez d'être enroulé dans votre serviette de bain pour vous masser. Doucement d'abord puis énergétiquement. Ceinturez vos muscles avec vos doigts et stimulez vos jambes et bras de haut en bas en insistant particulièrement sur les parties qui viennent de travailler.

 

Les petits plaisirs.

L'activité physique présente l'énorme avantage de recentrer votre corps sur lui-même... Il s'écoute beaucoup plus et vous dira spontanément de quoi il a besoin: pâtes en cas d'énorme fringale ou fruits mûrs et juteux si vous avez envie de sucre.

Enfin sachez que l'effort appelle l'effort et que vous serez très vite motivé pour recommencer, si, si croyez-moi !

Lait d'amande, une boisson santé ?

mercredi, 07 mars 2018 10:22

Dans la catégorie des laits végétaux, il remporte ma préférence, notamment grâce à son goût de fruit sec. Mais qu'en est-il sur le plan nutritionnel ?

 

Le lait d'amande, dans sa version maison, c'est tout simplement,des amandes mixées avec de l'eau, puis on filtre le tout. Mais les laits que l'on trouve en briques dans les les rayons n'affichent pas la même composition. En plus de l'eau et des amandes, ils peuvent contenir des produits sucrants (sucre, sirop d'agave, sirop de riz...), du sel, des épaississants (amidon,...), des arômes... au final, nous sommes loin de naturalité que nous inspire le mot "lait". Reste que ces derniers sont très pratiques puisqu'ils sont prêts à l'emploi et se conservent longtemps.

 

Préférez-le bio, cela limite le recours aux additifs et garantit que ceux-ci sont naturels. Ensuite, regardez la teneur en amande qui varie de 1,5 à 8%: plus y en a, plus le lait aura de goût et d'intérêts nutritionnels. Regardez aussi la teneur en sucre qui va de 0 à 4% soit l'équivalent de un sucre pour un verre de lait, non négligeable.

Préférez ceux qui referment le moins d'additifs possible. Si vous prenez des boissons végétales pour éviter le lactose qui peut provoquer des troubles digestifs, attention avec les boisons qui renferment des additifs qui peuvent aussi avoir un impact sur le micro-biote et dérégler le transit.

 

L'amande est riche en protéines (20%), en fibres (10%) et micro-nutriments; calcium important pour les os, magnésium et anti-stress, fer anti-fatigue, vitamine E, anti-oxydante... Autant d'éléments intéressants pour les sportif. Toutefois, le lait d'amande renferme très peu d'amande, donc très peu de ses bien-faits. A l'inverse, comme il renferme beaucoup d'eau, il est hydratant. Et il permet aux intolérants au lactose de réaliser des porridges, chocolat chaud, riz au lait, crèmes dessert...

 

Est-ce mieux que le lait de vache ? Ce sont deux produits bien différents. L'avantage du lait d'amande par rapport, au lait de vache c'est qu'il ne renferme pas de lactose, souvent mal toléré, pas de graisses saturées ni de cholestérol, mauvais pour la santé cardio-vasculaire. Le lait d'mande non-sucré est aussi deux fois moins calorique que le lait demi-écrémé. 

En revanche, il est aussi trois fois moins riche en protéines (seulement 1% en moyenne) et beaucoup moins riche en calcium. 

 

Le banc d'essai: Alpro, lait d'amande son sucré, seulement 13 Cal et 0,1 g de sucre pour 100 ml, en grandes surfaces.

                        La Mandorle, lait d'amande sans sucre, 37 Cal et 0,3 g de sucre pour 100 ml, en magasins bio.

2016 DevaNsens